Pour cette Pâques, à défaut de pouvoir vous accueillir dans nos temples, nous avons préparé la cérémonie à 6 claviers et 12 mains avec les 5 autres pasteurs du consistoire, afin d'élargir l'espace de notre tente à distance.

Ce sera ce culte que je célébrerai en visio-conférence dimanche à 18h, si vous comptez y assister, vous pouvez attendre pour en faire la lecture.

 

 

Accueil - Parole de grâce : Charlotte Gerard - Annecy

Au printemps qui nous a rejoints,

nous expérimentons la fidélité de Dieu.

Dans chaque bourgeon qui éclate,

chaque fleur qui s'ouvre,

chaque rayon de soleil qui éblouit,

chaque chant d'oiseau, et chaque bourdonnement d'insecte,

notre Dieu créateur nous murmure sa présence aimante.

 

En ce matin de Pâques, toujours enfermés dans nos maisons,

nous choisissons pourtant ensemble et unis de reconnaître notre joie.

Nous voulons chanter la bonté et la grâce de ce Dieu qui se donne à nous et nous offre la vie.

C'est une vie d'abondance qui dépasse nos fenêtres et ouvre nos portes, une vie d'éternité.

 

Frères et sœurs, Jésus est Vivant,

Soyons en paix !

Jésus est Vivant, Il a vaincu la mort.

Jésus est Vivant, la Vie nous attend.

 

La joie et la paix du matin de Pâques nous sont données

de la part de Celui qui est, qui était et qui vient !

Amen.

 

Loué soit Dieu qui fait jaillir la vie de la mort et l'espérance du désespoir.

Loué soit Dieu qui ressuscite Jésus d'entre les morts.

Loué soit Dieu qui, de nos tombeaux, crée une vie renouvelée.

Alléluia !

 

            Psaume 42 - Comme un cerf altéré brame - https://youtu.be/RSDqkWr6XOY

 

Repentance - Romain Gavache - Arve Mont-Blanc

Seigneur Dieu, abba papa

Tu nous vois contrits, égarés, enfermés

Dans un monde qui nous dépasse

Des règles qui ont subitement changées

Mais qui blâmer sinon nous-mêmes

Chacun et collectivement ?

 

Nous célébrons ta Pâques

Certes comme nous pouvons cette année,

Mais nous l’avons tant célébrée avant

Clamant, proclamant, acclamant ta victoire sur la mort

Alors que nous avons oublié, caché, évacué LA mort

Bien cachés, assurés, couverts, dorlotés

Dans nos conforts, nos luxes, nos sciences et nos techniques.

 

Christ a vaincu la mort, certes c'est beau, chantons à Lui La Gloire

Mais nous étions plus forts encore,

nous l'avons oblitérée, repoussée, rejetée.

Et quand la mort revient,

Quand nous revoyons des morts,

Alors la peur revient aussi

Angoisses mortifères qui tétanisent

Craintes que tu nous exhortes à rejeter

Tu as été sur la croix pour nous apprendre à ne pas craindre

Tu es revenu des enfers pour témoigner de ce qu'est la vie.

 

Mais nous n'avons rien appris, rien compris

Nous avons su faire semblant

Dans un temps d'illusion où nous parvenions

à rallonger de quelques coudées certaines vies

Nous prenant à rêver de gagner encore quelques stades.

 

Et quand le réel vient nous confronter,

quand nos fantasmes d'un coup s'effondrent,

nos peurs explosent comme jamais

et nous nous retrouvons enfermés,

non plus tes enfants confiants

mais des fœtus lovés cherchant la sécurité des foyers.

 

Alors Seigneur, cette Pâques peut-être

ouvriras-tu nos cœurs à ta résurrection

pour broyer nos peurs, nos afflictions

nous apprendre l'amour du prochain

et non la peur du voisin

Et nous ouvrir à Ta Vie, la vraie celle qui dure

Au-delà même des tombeaux de nos peurs

 

Pardon - Romain Gavache - Arve Mont-Blanc

À l'annonce de ma mort, Pierre m'a tenté « non Seigneur, cela ne t'arrivera pas »

je l'ai réprimandé

puis je lui annoncé qu'il serait la pierre sur laquelle je bâtirai mon Église

 

À la veille de ma mort, mes disciples dormaient au lieu de prier

je les ai secoués

puis les ai consolés.

 

Pendant mon procès, tous se cachaient, ou me reniaient

j'ai été attristé

puis je leur donnerai à chacun l'Esprit de vie.

 

Alors même que je ressuscitai comme je l'avais annoncé,

mes disciple s'étaient enfermés

seules des femmes sont venues pour m'embaumer

puis vers tous je suis revenu.

 

Après que j'ai rejoint mon père

de nouveau ils s'enferment

puis je les ai envoyés par toute la terre.

 

Alors vous, mes disciples d'aujourd'hui

faisant confiance à une parole

sans m'avoir fréquenté

vos erreurs, vos égoïsmes, vos lâchetés

je les pardonne d'autant plus au nom de mon père :

votre foi est déjà suffisante pour marcher à ma suite,

qu'importe que parfois vous trébuchiez ?

 

            Psaume 86 - A mon cri prête l’oreille - https://youtu.be/IeHtIlMHI6g

 

Volonté de Dieu - Hyun-Seok Oh - Pays de Gex

Ainsi donc nous sommes rencontrés

vivre nous arrive d’ailleurs

il faudrait prêter plus souvent

attention à cette bonne nouvelle

cesser d’aller dans nos vies

comme si de rien n’était

car c’est le rien qui est tout

et qui fait tenir debout

rester dans ce tremblement

de l’être

qui est la force des humbles

et respirer le souffle comme un pain quotidien

façonné par les mains divines au jardin de l’invisible.

                        « Consentir au Souffle » par F. Carrillo

 

Prière d'illumination - Hyun-Seok Oh - Pays de Gex

Au moment de lire les Écritures, Père, envoie sur nous Ton Souffle

Qui nous donne de croire que de toute mort tu viens nous relever.

Par Ton Esprit, montre-nous le Père qui n’est pas ailleurs

mais au cœur de notre humanité. Amen

            Écoutons un chant avant la méditation - https://www.youtube.com/watch?v=MAcpY1w-X5Y

In resurrectione tua Christe coeli et terra laetentur

(Dans ta résurrection Christ le ciel et la terre se réjouissent)   

 

 

 

Prédication à 6 voix

 

Méditation à partir de Jean 20, 1 à 18  - Charlotte Gérard

Le désarroi de Marie le matin de Pâques.

A la lecture du récit de la résurrection dans l'évangile de Jean, voilà ce qui me frappe en cette fête de Pâques 2020 si particulière ...

La détresse de Marie me touche, sûrement parce que je sais que nombreux parmi nous, vivons dans nos chairs et nos esprits, un désarroi sans nom.

" On a enlevé le Seigneur de la tombe, et nous ne savons pas où on l'a mis ! " s'exclame d'abord Marie de Magdala, suite à sa découverte du tombeau vide.

Pleurant seule près du tombeau, elle répond aux anges qui l'interrogent : " Pourquoi pleures-tu ? On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l'a mis ".

Marie ne sait pas ...

Son Seigneur dont elle venait embaumer le corps a disparu ...

Nous pouvons essayer d'imaginer son désarroi ... Au-delà de la tristesse, celui qu'elle a suivi et aimé est non seulement mort, mais son corps a maintenant disparu. Privée de l'être aimé, elle est aussi privée de deuil ... comme de nombreuses familles en ce moment.

 

C'est alors que Jésus l'appelle par son nom : " Marie ! " et elle le reconnaît : " Rabbouni "

En cette fête de Pâques, enfermés dans nos maisons, seul ou en famille, plutôt paisibles jusqu'à très angoissés, ce récit nous annonce la Bonne Nouvelle attendue.

En Jésus-Christ, par sa mort et sa résurrection, Dieu nous connaît par notre nom. Quand nous l'appelons, il est celui qui vient rejoindre notre intimité.

Il nous invite à passer de la mort à la vie, de l'angoisse à la paix, des larmes au sourire, de la nuit à la lumière.

Et Jésus ajoute : " mon Père est ton Père, mon Dieu est ton Dieu " .

 A Pâques, le Dieu Éternel devient le proche, l'ami, le nôtre : mon Père, mon Seigneur et mon Dieu.

 

Marie la bienheureuse a entendu son nom dans son tombeau vide de silence.

Bienheureuse,

Bienheureux,

es-tu.

Écoute ....

Dans le silence de ce matin de Pâques,

Du creux du tombeau

Résonne une voix ...

Il t'appelle !

CHRIST EST RESCUSSITE !

Amen.

 

 

 

Méditation à partir de Jean 20, 18 à 23  - Romain Gavache

Les disciples sont enfermés, leurs portes ne sont même plus étroites, elles sont closes.

Verrouillées de l'intérieur : on ne savait pas verrouiller de l'extérieur, on ne fermait pas sa maison à clef par peur des voleurs pour nos biens, mais on s'enfermait dedans par peur des brigands pour nos vies.

Il y a plusieurs portes, sans doutes successives (à moins qu'ils n'habitassent un palais), porte d'entrée, porte palière, porte de chambre... toutes closes, loquées, comme autant de barrières.

Par peur de l'extérieur. Par peur des juifs, autant dire de la quasi totalité des citadins de Jérusalem.

Même la bonne nouvelle de la résurrection apportée par Marie de Magdala ne les rassure pas.

Ils ont encore peur pour leur vie.

Peur des autres, peur des hommes, peur des siens : leur propre peuple descendant de Jacob, cousins certes éloignés, leurs frères tels que Jésus leur a appris à les considérer, tous enfants d'un même père.

Fini l'élan fou pour aller porter la bonne-nouvelle, oubliée la ferveur avec laquelle ils auraient voulu raser les villages n'accueillant pas leur maître, étouffées les querelle de qui est (/a) le plus grand...

Là ils aimeraient se faire tout petits, des souris qui pourraient s'enfuir, se faufiler, des hérauts qui regrettent leur anonymat.

Qu'on ait peur des juifs, des romains, de la peste ou de la noyade, c'est toujours pareil,

on se recroqueville, rapetisse, on s'enferme, s’emmure dans la sécurité d'un domus, d'un foyer, d'une grotte, illusion de sécurité amniotique.[1]

On est dominés et écrasés par l'angoisse, les craintes, et on oublie tout le rationnel, l'enseignement même du maître qui a tellement rabâché qu'il ne fallait pas craindre, lui qui n'avait pas plus peur de toucher un lépreux que de porter sa croix.

 

Et heureusement, leur maître, notre maître est bon !

Il ne les condamne pas pour trahison,

il ne les rejette pas pour inattention,

il ne dénigre pas leur incompréhension.

Leur maître, notre maître vient les rejoindre au cœur de leur prison volontaire.

Pour lui, il n'y a ni portes ni barrière,

il n'y a ni rejet ni colère.

Il vient rejoindre ses frères où qu'ils soient.

Il apporte paix et consolation aux affligés, fussent-ils les causes de leurs propres afflictions.

Il est présent, il est présence, avec nous, à côté de nous, chez nous, en nous.

 

Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances,

ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Rom 8:38-39 FBJ)

 

 

 

Méditation à partir de Apocalypse 18, 1 - Hyun Seok Oh

Chers frères et sœurs du consistoire Léman-Savoir, le dimanche de Pâques, le 27ème jour du confinement (oui de la restriction de notre liberté), j’aimerais avec vous, lire le v. 18 du 1er chapitre d’l’Ap. « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. »

 

 Vous savez que les auteurs du Nouveau Testament décrivent la Résurrection de Jésus de manières assez différentes. Pourtant, quelles que soient les divergences, nous retrouvons obligatoirement le même constat : Il est vivant ! Jésus est LE VIVANT qui a vaincu la mort et qui nous appelle à la Vie. LE VIVANT révèle à tous les êtres vivants un avenir au-delà de la mort, fondé sur la promesse d’une vie qui transcende toutes les prétentions de l’homme, Jean le dit, « aux siècles des siècles. » Et dès lors, l'homme se trouve réellement libre, pas de confinement ni dans l’espace ni dans le temps. 

 

Être libre par Jésus-Vivant signifie donc ne pas craindre la mort, ni les puissances de mort qui veulent étouffer toute graine de liberté.  Être libre PAR LUI c'est espérer, non plus en soi-même, mais en Autres, malgré toutes les suspicions possibles ; et proclamer cette espérance et l’applaudir chaque soir.

Avec l'imagination et l'audace, notre liberté donnée par Le Vivant est tournée non vers le passé en nostalgie ou en culpabilité mais vers l'avenir en confiance et en persévérance.

 

Ce matin, mon horizon est libre et n'est plus barré par le néant de la mort,

Jésus Ressuscité, Jésus-Vivant aux siècles des siècles inaugure donc le seul à-venir possible pour nous : celui de la liberté en Autre(s) 

Bonne Pâques à vous tous et A très bientôt. Amen

 

 

 

Méditation à partir de Matthieu 28, 1-10 - Didier Daval

Dans l'Evangile de Matthieu, la venue de l'ange se produit de manière fracassante. Un grand tremblement de terre, un être céleste à l'aspect aveuglant, une énorme pierre tombale déplacée. Frayeur et  tremblements des gardes, tétanisés, évanouis ?  "comme morts". L'instant paraît comme figé. Mais nous allons voir comment, par ses paroles, l'ange va permettre à la Vie de triompher.

 

Il est assis sur la pierre et s'adresse aux deux femmes, "Marie de Magdala et l'autre Marie", venues tôt le matin "voir le sépulcre". D’abord,  une affirmation forte, un appel à refuser la peur : "soyez sans crainte".

Ensuite, vient une empathie qui permet à celles-ci de se sentir reconnues dans leur quête " je sais que vous cherchez...". A partir de là, une déclaration exprime ce qui  était, jusque-là, inconcevable : "Jésus, le crucifié... Il est ressuscité". L'ange leur propose alors de vivre un passage de relais par une exhortation à devenir des témoins : "allez dire... il est ressuscité des morts". Enfin,  il invite à transmettre un rendez-vous, en Galilée, promis entre les disciples et le Christ. Les cœurs sont encore emplis "de crainte", certes, mais aussi d'une "grande joie". L'invitation a été pressante et les femmes courent porter la nouvelle.

Ainsi, l'annonce du messager céleste transforme  la scène effrayante du début en une formidable espérance.

 

Aujourd'hui, dans notre quotidien si chargé d'inquiétudes, de souffrances à tous les niveaux, y a-t-il un messager  céleste pour nous  apaiser et nous donner l'élan ? Le passage de ce texte nous  invite, à la suite de l'ange, des femmes et des disciples, à devenir nous-mêmes messagers de la formidable nouvelle de la résurrection de Jésus.

Chassons toute crainte, revêtons, transmettons, en Christ, la  joie et l'élan de la Vie.

 

 

Méditation à partir de  Jean 20, 1-9 et Luc 24, 13-35 - Lauriane Cronfalt

Le message de Pâques est un message que nous nous attendons souvent à recevoir d’une certaine manière. Comme Marie-Madeleine nous attendons parfois que Jésus se manifeste d'une façon mais il se manifeste autrement, par un tombeau vide, une présumée absence, du vide et du silence. Voilà un message qui, comme Marie-Madeleine, a de quoi nous mettre dans tous nos états. Pourquoi Jésus n’est pas là  ? Est-il mort  ? Nous a-t-il été enlevé  ?

 

Ce sont des questions que nous pouvons aussi nous poser aujourd’hui dans le contexte qui est le nôtre  : Dieu est -il mort pour laisser le CoVid-19 se propager ?   Pourquoi n’est-il pas  là où nous avons le plus besoin de lui aujourd’hui ? La réalité est trop dure pour ne pas espérer un geste divin aussi grandiose que nous le racontent les Ecritures. Et nous attendons. Pour le moment nous n'avons rien que la peur de la contagion et l’espoir qu’aucun de nos proches ne soit touché. 

Cependant, le message de Pâques nous annonce un miracle mystérieux  : celui d’une présence indéfectible malgré l’absence ressentie. Nous nous agitons pour essayer de percevoir l’action de Dieu de crainte de ne pas la trouver. Et finalement nous cheminons, comme les disciples, à côté de lui sans le voir.   Le message de Pâques est bien celui qui nous annonce que Christ se manifeste de manière inattendue, qu’il est bien là, à côté de nous même dans les moments les plus sombres où tout nous semble informe et noir  !

 

Fêter Pâques aujourd’hui, c’est fêter la présence de Christ aux côtés de l’humanité au milieu du doute et de la crise que nous traversons.

 

 

 

Méditation à partir de Matthieu 28, 1-10 - Nicole Roulland-Rupp

Depuis le début de ce confinement, j’avoue que je ne suis en manque de rien. C’est d’ailleurs assez étonnant de faire ce constat, mais je n’ai pas connu de manque alimentaire et je ne connais pas même de manque social… au contraire : les coups de téléphone quotidiens remplissent les journées et j’ai l’impression de ne jamais avoir été autant en lien ! Par contre avec cette fête de la résurrection, une chose va me manquer : la salutation pascale que l’on échange durant l’aube pascale partagée avec tous les chrétiens savoyards ou encore durant le culte. Oui, ce sera pour moi comme une absence dans ma vie. Une absence, certes qui a tout son poids, mais cependant éphémère! Car l’espérance de bientôt nous retrouver est forte. Nous savons que nous n’allons pas éternellement demeurer confinés dans nos foyers.

 

Et en réfléchissant à cette absence éphémère, j’ai pensé à ces femmes qui entraient dans le temps de l’absence éternelle. Elles avaient perdu un être cher, tout comme les disciples et malgré les annonces de Jésus, il faut être honnêtes : la pensée humaine n’est pas prête à accepter l’impensable!… Elles étaient donc sans espoir, sans espérance : l’absence était définitive.

Et voila que ce matin-là tout explose. Il n’y a plus aucun rationalisme dans cette histoire : un ange, une pierre roulée, un tombeau vide. Rien ne peut-être réel dans tout cela, à moins qu’elles ne soient devenues folles. Alors l’ange parle : « n’ayez pas peur ». Mais la peur restera présente, mêlée de joie lorsqu’elles repartent en courant, toujours abasourdie par l’étonnante annonce. Il leur faudra une autre intervention, celle de Jésus pour leur ôter la crainte : « n’ayez pas peur! ».

Ces femmes s’attendaient à tout sauf à cela, les disciples n’étaient pas plus optimistes. Et pourtant la porte de l’espérance s’est ouverte. Et elle ne s’est plus jamais refermée.

 

Je crois que c’est ce message qu’il nous faut garder pour ce temps de Pâques si particulier. Quand un mur se dresse devant nous, quand on porte demeure fermée, nous pouvons toujours imaginer l’au-delà du mur, l’au-delà de cette porte parce que l’espérance du Christ ressuscité nous porte toute notre vie. Car il est ressuscité ! Oui, il est vraiment ressuscité! Amen

 

 

 

Confession de foi : Didier Daval - Genevois-Giffre

Pour nous qui sommes tous enfants de Dieu

 

Vraiment, c'est toi le Fils de Dieu !

Vraiment, toi tu as cassé le mur de la mort !

Vraiment, c'est toi le Vivant !

Vraiment, toi tu m'apprends à grandir dans la vie !

 

Avec toi, Seigneur de joie, je délaisse ce qui est lourd en moi.

Avec toi, Seigneur de mes jours, je choisis ce qui est beau et grand.

Avec toi, Seigneur de mes nuits, je quitte ce qui est petit en moi.

Avec toi, Seigneur grand et fort, je m'appuie sur ta Parole pour grandir.

Avec toi, Seigneur de clarté, je décide d'avancer sur le chemin de lumière.

Avec toi, Seigneur de patience, je marche pas à pas.

Avec toi, Seigneur courageux, je traverse les passages difficiles.

Avec toi, Seigneur de vie, je fais éclater mes vieilles habitudes, je grandis et je ressuscite.

 

Vraiment, c'est toi,le Fils de Dieu !

Vraiment, toi tu as cassé le mur de la mort !

Vraiment, c'est toi le Vivant !

Vraiment, toi tu m'apprends à grandir dans la vie !

                        Les enfants se mettent en chemin vers Pâques, p.42, ed du Signe.1991

 

            Chant - Je crois et j’espère - https://youtu.be/s5kbblN2I6k

 

Prière d'intercession - Lauriane Cronfalt - Savoie

Seigneur Jésus,

toi qui t'es levé dans l'aube de Pâques,

toi qui portes en tes mains la lumière,

toi qui fais lever sur notre terre une espérance nouvelle,

toi qui nous veux auprès de toi dans la joie rayonnante,

avec devant nous la promesse d’un avenir dans lequel tu es à nos côtés,

nous te prions.

 

Fais-nous connaître le  mystère de ta grâce.

Dévoile à chacun de nous l'aube qui est au bout   de la nuit.

Entends notre prière pour toute la terre :

Sois présence pour les personnes malades et leurs proches,

Sois consolation pour les familles en deuil,

Sois espérance pour les populations qui souffrent de la faim et qui ne peuvent se nourrir, qui sont malades et ne peuvent être soignés, qui n’ont pas de toit pour se mettre à l’abri,

Sois paix, justice et liberté pour nous tous, êtres humains de ce monde, qui sommes aujourd’hui touchés par la pandémie et par les sentiments que provoque le confinement,

Sois persévérance et patience pour les familles qui étudient et travaillent à la maison,

Sois réconfort pour les personnes isolées,

Sois renouvellement pour ton Eglise qui tente par tous les moyens de rester solidaire, bienveillante et à l’écoute…

Sois Vie pour notre monde.

 

Seigneur, nous te prions pour que chacun te cherche et te trouve.

En communion de prière les uns avec les autres, nous te disons cette prière que tu nous as enseigné  :

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite   sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laisse pas entrer dans la tentation,
mais délivre-nous du mal.
Car c'est à toi qu'appartiennent : le règne la puissance et la gloire, aux siècles des siècles.
Amen.

 

            Chant - Notre père  :   https://www.youtube.com/watch?v=y8mh4fHEFmA

 

Envoi - Nicole Roulland-Rupp - Savoie

Se placer simplement devant toi, Seigneur.

Déposer le coeur à découvert, l’émotion, les questions et la colère.

Se laisser juste regarder, embrassé par ton regard de tendresse.

Se placer et accueillir la grâce de cette journée comme un défi à la folie du monde.

Se placer dans ton amour et ton pardon comme une résistance à la hargne et à la haine.

Se placer en confiance devant toi, c’est notre arme devant la peur.

Se placer dans la vie que tu offres, humblement, c’est le crayon de notre liberté.

Se placer dans ta présence, pour que ton amour transfigure nos traits, les dessine à ta ressemblance.

Cela seul suffit.

Cela seul suffira pour vivre aujourd’hui, apaiser les larmes… et envisager demain. Amen

                        « Se placer devant toi », Anne Heimerdinger, Vivre, prier et méditer, p.124.

 

Bénédiction - Nicole Roulland-Rupp - Savoie

Pâques est le don de l’espérance - et nous en avons bien besoin

Pâques est le don de la paix - et notre esprit la souhaite

Pâques est le don de l’amour - et notre coeur en réclame

Réjouissons-nous en lui qui est ressuscité et qui nous comble de ses biens.

 

Que Dieu nous bénisse en ce temps pascal si particulier et vous garde tout au long de l’année.

Que son amour et sa sagesse nous aide dans ces temps hors de toute anticipation et nous guide sur nos chemins.

Que sa lumière nous éclaire en ce jour de Pâques.

Allons en paix. Amen

 

 

Romain Gavache

Chamonix Mont-Blanc, le 10-12 avril 2020

 [1]   (d'ailleurs, domus, ça donne duomo -cathédrale-, demeure, domaine... mais aussi dominus, seigneur, empereur tyranique, domination : on se réfugie chez un seigneur médiéval, ou sous une autorité politique forte...)

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